Carte blanche à RosaSolis et Magali Léger

 

À l’aube des années 2000, nous étions jeunes, indociles et fougueux, d’abord deux toutes jeunes filles que rien n’arrêtait, puis très vite une poignée d’autres étudiants des CNSM de Paris et de Lyon, tous reliés par un même amour pour la musique ancienne. Parce que nous avions en commun l’énergie, le courage et la confiance, Magali et Julie ont su nous réunir autour d’elles, pour donner vie à cette belle idée qu’est l’ensemble RosaSolis.

Il y eut des obstacles, bien sûr, mais chaque saison, nous étions dans les festivals, loin des ambitions et des calculs, pour savourer notre amitié, pour le plaisir de jouer ensemble... Aujourd’hui, presque vingt années plus tard, notre enthousiasme, notre passion, notre complicité, tout ce qui a préservé notre jeunesse est toujours là, intact, grâce à ce lien très fort que nous allons partager avec vous cette saison : la musique que nous aimons.

Tout au long de ces cinq concerts, nous allons parcourir nos années RosaSolis et remonter le temps jusqu’au XVIIIe siècle, notre époque de prédilection, pour vous interpréter ses oeuvres emblématiques. Certaines nous accompagnent depuis toujours, elles sont le coeur de notre vie d’ensemble, car leur beauté est intemporelle, comme le Stabat Mater de Pergolèse ou les airs d’opéras de Haendel. D’autres, issues d’un programme plus récent, seront peut-être l’occasion d’une découverte, car si la musique de Rameau a traversé les siècles, le nom de Jean-Marie Leclair n’est pas toujours aussi familier !

Enfin, nous avons créé deux nouveaux programmes pour vous, le concert d’ouverture, évidemment consacré à Jean-Sébastien Bach, qui associera pour la première fois une flûte traversière à notre ensemble, pour l’un des sommets du maître de Leipzig, la cantate BWV 82a, Ich habe genug, et le concert de clôture, un résumé du bouillonnement artistique de l’époque, quand l’Europe musicale était un volcan créatif, de la pointe de la botte italienne jusqu’aux brumes de l’Angleterre...